Auteur : Changeons (Page 1 of 6)

En route pour le second tour des élections municipales

Il y a quelques mois, le collectif Changeons d’Avenir s’est lancé dans la campagne municipale. Aucun.e de ses membres n’avait d’expérience politique, mais nous étions toutes et tous convaincu.e.s de l’urgence de mettre la question écologique au cœur des politiques locales.

Aucune logique partisane ne guide les choix de Changeons d’Avenir, même si cet engagement écologiste ne peut, à nos yeux, que s’inscrire dans une politique de gauche. L’ultra-libéralisme est intrinsèquement incompatible avec l’urgence de résilience que nous connaissons aujourd’hui. Nicolas Koukas, dans son programme, s’était déjà engagé plus que les autres candidat.e.s pour la transition écologique. En accueillant au sein de sa liste six membres du collectif Changeons d’Avenir, en nous offrant des délégations importantes sur les questions de biodiversité, de démocratie participative, d’éducation à l’environnement, de continuité et d’égalité territoriale, il acte une volonté de véritablement œuvrer à la mise en œuvre d’une politique de transition et de résilience. Changeons d’Avenir veut saisir cette chance car nous n’avons pas le temps d’être timoré.e.s, nous n’avons pas le temps d’épargner nos forces quand une opportunité de faire changer les choses se présente !

A travers un engagement écrit listant une série de mesures radicales issues de notre programme (nous vous invitons à consulter notre site internet pour vous remémorer les grandes lignes), Nicolas Koukas garantit au groupe Changeons d’Avenir, soutenu par un collectif déterminé à peser, de pouvoir continuer à défendre le projet qui est le nôtre.

Le système économique actuel, fondé sur un consumérisme dépourvu du moindre sens, est insoutenable pour l’environnement, pour la société et pour le vivant. Ce capitalisme libéral est la pierre angulaire sur laquelle Patrick de Carolis a bâti son programme. C’est aussi contre ce programme destructeur que Changeons d’Avenir souhaite se positionner.

C’est pourquoi nous vous invitons de toutes nos forces et de tout notre cœur à voter pour la liste menée par Nicolas Koukas lors de ce deuxième tour, afin d’inscrire notre ville d’Arles dans un avenir qui s’écrira en vert et avec tou.te.s!

Des sauvages dans nos rues…

Les plantes sauvages évoquent à certains les fantômes et l’abandon : « Une image m’a marquée pendant mes balades [dans les rues d’Arles] : ces herbes folles qui ont envahi la ville et lui donnaient un visage fantomatique, très triste, comme si elle avait été abandonnée. » P. de Carolis, Le Magazine du Monde, 31/05/2020

Pourtant, ces herbes folles qui peuplent les rues, les trottoirs et les murets de nos villes nous rappellent que la nature est toujours bien vivace, prête à s’épanouir et à nous émerveiller, pour autant qu’on lui laisse un peu d’espace et de temps.

Bienvenue aux acanthes, coquelicots, pourpiers, arbres de Judée, liserons, plantains, mauves, scabieuses, pariétaires, laitues scarioles, lilas d’Espagne, picrides fausse-vipérine, lotiers corniculés, chardons marie, concombre d’âne et autres sauvages de nos rues !

———–

Sur les effets du confinement des humains sur la nature sauvage : https://reporterre.net/Retour-dans-la-nature-la-vie-sauvage…

« Nos imaginaires étaient verrouillés par notre proximité avec une nature très dégradée. Avec le confinement, tout a volé en éclat, estime-t-elle. La nature s’est redéployée et l’on a pris conscience du caractère toxique de nos interactions avec elle. » (Virginie Maris, Reporterre)

Sur la ville de Grenoble, qui décide de profiter du post-confinement pour lancer une politique de réensauvagement des espaces verts : https://www.francebleu.fr/…/espaces-verts-grenoble-veut-des…

Bientôt tou.te.s surveillés?

Chers ami.e.s, chers citoyen.ne.s,

Le mercredi 27 mai se tiendra en Mairie d’Arles un conseil municipal particulier puisqu’il se fera sous l’égide d’une équipe municipale dont le mandat aurait dû se terminer au mois de mars. Ce sont des circonstances sanitaires exceptionnelles qui font que le conseil municipal n’a pas été renouvelé.

Dans le cadre d’un appel à projets du Fond interministériel de la prévention de la délinquance et de la radicalisation 2020, cette équipe sera sollicitée pour voter en faveur d’une demande de subvention nationale et départementale pour permettre le déploiement d’un grand nombre de caméras de vidéosurveillance supplémentaire sur l’ensemble de la commune (arrêts de bus, parking, gare sncf, jardin public, nombreux sites du centre-ville, etc…). Il s’agit d’une opération s’élevant à plus de 450 000 euros dont 40% seraient à la charge de la ville.

La vidéosurveillance n’est pas une technologie anodine. Elle engage une vision très particulière du bien commun, du vivre ensemble et de l’équilibre souhaitable entre liberté et sécurité. Nous avons préparé une petite vidéo qui aborde certaines des questions que soulève ce type de politique sécuritaire :

Outre ces enjeux politiques et éthiques, cette proposition de vote nous interpelle dans la mesure où elle permet à l’ancien conseil municipal de prendre des décisions qui engagent la ville sur le long terme, impliquant un budget et des moyens de fonctionnement conséquents. C’est pourquoi il nous semble légitime d’interpeller le conseil municipal et de demander le report de ce vote. Si vous souhaitez contribuer à cette démarche, vous pouvez écrire directement aux conseillers municipaux ici : https://www.ville-arles.fr/mairie/conseil-municipal/les-elus

Voici les mails de quelques uns d’entre eux :

; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ;  ;  ; ; ; ; ; ; ;

En guise d’inspiration, voici un courrier type que vous pouvez modifier à votre guise :

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,

Le calendrier municipal a mis à l’ordre du jour du 27 mai prochain une point lié à l’équipement pour Arles d’un nombre important de nouvelles caméras de surveillance vidéo (25- Prévention de la délinquance – vidéo protection 2020 demande d’aides financières).

Or ce 27 mai, c’est un nouveau conseil municipal qui aurait dû siéger et voter sur ce point. Les circonstances particulières liées à la crise de la Covid-19 font que cette question cruciale pour l’avenir de la ville pourrait être tranchée par l’ancien conseil municipal.

La surveillance vidéo n’est pas une simple question technique mais soulèvent de nombreuses considérations d’ordre éthique et politique :

Alors que l’État a fait preuve, ces dernières années, d’une violence inouïe et disproportionnée contre de nombreuses formes d’opposition porteuses de revendications légitimes (gilets jaunes, zadistes, Extinction Rebellion, décrocheurs de portraits) et que la vidéosurveillance constitue un outil de première main pour une surveillance accrue des citoyens ;

Alors que la mise en œuvre du confinement ou encore la récente loi Avia nous prouvent que la liberté de mouvement et la liberté d’expression peuvent être grignotées à tout moment ;

Alors que la montée des tensions et des nationalismes en Europe ne nous garantit pas que le pouvoir de demain sera soucieux de préserver les libertés individuelles ;

Alors que l’expérience montre que les équipements de vidéosurveillance n’ont pas un effet significatif sur la baisse de la criminalité ;

Il nous paraît justifié d’entamer un débat public et ce débat devrait être mené à l’initiative de la future équipe municipale. Ce serait un signe indéniable d’ouverture et de souci pour la participation citoyenne, alors que le dernier mandat a été marqué par une absence flagrante de concertation dans le vote de certains dossiers (casino, vente du patrimoine) dont les prochains élus auront à gérer les conséquences.

Par la présente, nous vous demandons donc de faire procéder au report de ce vote à une date postérieure à la tenue du second tour des élections municipales. En espérant que cette requête retiendra votre attention, veuillez recevoir, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, nos respectueux sentiments.

Pendant le confinement, Changeons d’avenir reste au travail!

Malgré les incertitudes concernant le report des élections municipales, nous tâchons de tirer les enseignements du premier tour, et de repenser notre projet à l’aune des évènements de ces dernières semaines. Les prétendants à la mairie testent la méthode Coué pour nous convaincre qu’ils détiennent toutes les solutions pour nous sortir de cette crise. Mais nous étions les seuls, avant le 15 mars, à évoquer les grands changements qui étaient en œuvre. Aujourd’hui plus que jamais, nous pensons que la résilience, l’autonomie alimentaire et énergétique, le soutien aux services publics, la relocalisation, sont les solutions pour nous permettre de faire face aux grands défis que nous posent le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité et les conséquences qui en découlent…

Dans les mois qui viennent, la ville d’Arles va être confrontée à de nombreux défis : comment continuer à maintenir des emplois et soutenir l’économie locale face à l’annulation des grands évènements de l’été ? Comment diversifier une offre touristique qui ne soit pas basée uniquement sur le tourisme de masse et le « tout-culturel » ? Comment soutenir les producteurs locaux face aux pertes engendrées par l’annulation des marchés ? Continuer à soutenir le tissu associatif ? Quelles initiatives solidaires mettre en place pour soutenir nos concitoyens les plus fragiles ? Nous savons que la destruction de l’environnement, l’économie mondialisée, la société de l’hyper-consommation et la course à la croissance, ont provoqué la crise du Covid-19. Et surtout, alors que certains en appellent à un retour à la normale et continuent à invoquer la hausse du PIB comme seule solution, que ce système n’a pas su nous en protéger.

Les problèmes d’hier ne peuvent constituer les solutions de demain. Nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à porter nos idées sur le terrain, et à préparer le jour d’après.

Avant le jour d’après

Chers ami.e.s, chers sympathisant.e.s,

Durant plusieurs mois nous avons travaillé à un projet pour le territoire. Un projet écologique bien sûr, un projet citoyen, un projet résilient pour faire face aux grands défis qui nous menacent : crise sociale, raréfaction des ressources, inégalités grandissantes, effondrement de la biodiversité, changements climatiques etc. Les bouleversements que nous annoncions se réalisent aujourd’hui de façon brutale sous la forme de la pandémie que nous connaissons. Et il faut se rendre à l’évidence, les décideurs, les gouvernants et les acteurs de la vie économique n’étaient pas préparés. Celles et ceux qui nous moquaient hier et nous traitaient de Cassandre ne peuvent pas prétendre aujourd’hui qu’ils ont la solution.

Dans cette période dense en informations, dans laquelle des personnalités politiques et des stars du show-biz s’improvisent chercheurs en épidémiologie, où certains citoyen.ne.s se sentent autorisés à dénoncer leurs voisins au nom de la santé publique, nous n’étions pas pressés d’ajouter notre voix au tapage ambiant.

Mais nous sommes toutefois attendus et alertés. On l’entend, on le voit dans les mesures prises par les différents gouvernements, le monde se prépare à sortir de cette crise en reprenant exactement le même chemin que celui qui nous a précipités dans cette situation. Pire, le lointain cauchemar totalitaire d’une hyper-surveillance par l’État des faits et gestes des citoyen.ne.s que nous redoutions lorsque l’on dénonçait la multiplication des caméras de surveillance ou le déploiement de la 5G, devient une option crédible pour accompagner la sortie du confinement. Cette crise sert ainsi de cheval de Troie aux multinationales du numérique qui vont finir de s’imposer comme les acteurs centraux de la vie publique.

Or il est urgent de ne surtout pas « revenir à la normale » puisque justement, rien n’était normal. Cette crise tient à une succession d’événements qui sont les effets directs du modèle économique et social contre lequel nous nous battons : surexploitation de la nature, globalisation, destruction des services publics, faible résilience à l’échelle de nos territoires.

L’émergence du Covid-19 fait suite à d’autres épidémies liées à la transmission à l’humain de virus présents dans la faune sauvage : VIH, SARS ou encore Ébola. Toutes ces maladies virales ont touché les populations humaines à cause d’une trop grande pression sur la nature : l’exploitation des animaux sauvages et la destruction des milieux naturels, intensification de l’élevage…

La dissémination rapide de l’épidémie s’est faite à cause de notre modèle d’échanges humains et commerciaux. L’utilisation régulière des vols longs courriers et sa démocratisation dans les pays riches ont permis une dissémination du virus sur la planète en quelques jours.

La crise sanitaire actuelle relève aussi de l’indigence dans laquelle se trouve notre système de santé : dégradation graduelle des moyens de l’hôpital public pour travailler depuis les années 80, lorsque notre service public a commencé à basculer vers le modèle économique anglo-saxon.

Enfin, nous sommes aujourd’hui économiquement prisonniers du modèle néo-libéral qui fait qu’une grande partie de nos biens de consommation est fabriquée à l’autre bout du monde. S’il ne s’agissait que de biens de confort, ce ne serait pas grave, mais même du matériel fondamental pour le monde médical provient d’un autre continent. Une grande partie de notre souveraineté alimentaire s’est dégradée par la perte rapide de terres agricoles. L’agro-industrie, encouragée par les milliards de la PAC et par nos dirigeants depuis l’après-guerre ne semble pas en mesure de répondre aux événements qui nous touchent. La main d’œuvre étrangère et mal payée n’est pas disponible. Le modèle est trop peu diversifié à certains endroits pour répondre à une demande locale immédiate.

Seules les filières courtes et locales, souvent bio, déjà organisées, sont assez réactives pour éviter une trop grande mise en tension de la filière. Mais elles sont encore trop peu nombreuses pour faire face à une demande grandissante. On constate encore des décisions aberrantes : ainsi le préfet de région interdit les marchés à Arles, convaincu que les supermarchés, confinés et plus propices à la circulation du virus, sont suffisants pour subvenir aux besoins des habitants.

La “crise” du Covid-19 n’est sans doute que le premier événement écologique majeur qui touche les pays industrialisés. Mais nous sommes encore loin des 400 000 morts annuels du paludisme et de toutes les autres calamités qui touchent les pays du Sud dans l’indifférence générale. En France, la pollution atmosphérique fait chaque année 48 000 morts sans qu’on ait pour autant songé à ralentir la machine économique.

L’apparition du Covid-19 est peut-être la dernière chance que nous avons de poser un regard lucide sur l’impact de nos activités sur notre environnement et sur l’incapacité de notre modèle à faire face au moindre événement tumultueux. Les initiatives solidaires semblent se multiplier dans les réseaux sociaux, les producteurs locaux sont sollicités de toutes parts, l’air est plus pur et les animaux sauvages goûtent une tranquillité bien méritée. Si cet épisode ne nous permet pas de renverser la table et le système, le prochain sera sans doute beaucoup plus dévastateur.

Car cette crise sanitaire, aussi dramatique soit-elle en Asie, en Europe et dans les pays les plus pauvres, n’est malheureusement sans doute qu’un sinistre avant-goût de ce qui nous attend avec le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité.

Depuis maintenant plusieurs décennies, la communauté scientifique nous alerte sur les conséquences de notre mode de vie prédateur pour la planète, de plus en plus intenable. Les conséquences à l’échelle du siècle sont de mieux en mieux connues, et se voient confirmées chaque année : événements climatiques extrêmes, famines, déplacements massifs de populations, effondrement des économies et des liens sociaux, dégradation sanitaire massive, augmentation des tensions sociales, du nombre et de l’intensité des conflits…

Il serait donc totalement irresponsable, lorsque la crise du coronavirus sera passée dans quelques mois, de tout jeter aux oubliettes pour mieux persister dans un modèle économique mortifère, qui mène la planète et ses habitants tout droit vers le précipice.

Sachons au contraire en tirer les leçons, tant qu’il est encore temps, pour s’engager dans la construction d’un monde plus solidaire, plus respectueux de la biodiversité, plus résilient et au final plus heureux. Un monde plus démocratique aussi, basé sur des services publics forts, par et pour les citoyens.

Certains membres de Changeons d’Avenir ont travaillé à titre personnel à certaines initiatives locales. Avec un score de 8,31 % aux municipales, nous prenons acte que la population arlésienne n’a pas souhaité nous porter au second tour. Il serait malvenu de donner des leçons à tout-va et de nous poser en futurs gouvernants. Néanmoins, il nous faudra être présents pour rappeler les enjeux sociaux, écologiques et politiques des crises traversées afin que nous, ou les futurs décideurs, ne nous précipitions pas, de nouveau, dans une impasse.

En attendant de vous retrouver « en vrai », nous restons présents sur les réseaux sociaux, poursuivons notre travail et accueillerons avec plaisir toute idée ou initiative solidaire qui contribuerait à construire ensemble le monde de demain.

Et pour patienter et s’inspirer, nous vous invitons à voir ou à revoir le film du « dernier jeudi avant la fin d’un monde », notre grande soirée du 12 mars

Table ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Table ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Introduction

Table Ronde Changeons d’avenir -12 mars 2020 – Introduction et présentation des Intervenants

Table Ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Le moteur de l’engagement

Table Ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Comment aborder les différentes échelles ?

Table Ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Les verrous, les ennemis

Table Ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Les attentes, les espoirs

Table Ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Questions du public

Table Ronde Changeons d’avenir – 12 mars 2020 – Conclusion

Pour le maintien du marché d’Arles

Crédit photo : L’Arlésienne

Il est essentiel de soutenir les producteurs locaux. Or, lorsque les mesures de distanciation physique sont mises en place et que les gestes barrières sont appliqués par tous, le marché ouvert permet de faire ses courses dans des conditions largement aussi sécuritaire que la grande distribution. Nous vous invitons donc à visiter la page de cette pétition pour la réouverture du marché du d’Arles.

Résultats du premier tour

Les résultats du premier tour ont été annoncés dans la soirée du dimanche 15 mars, nous gratifiant sur l’ensemble de la commune de 8,31 % des votes exprimés. Dans les conditions sanitaires que l’on connait, avec le taux d’abstention que l’on connait.

La veille encore, nous nous questionnions, vu l’ampleur de la pandémie, sur le sens qu’il y avait à participer à ce scrutin qui allait amener des centaines de personnes à se croiser dans la même journée. Les retours de certains de nos assesseurs nous amènent à penser que les règles sanitaires ont été appliquées avec plus ou moins de rigueur selon les bureaux de vote. Ce “télescopage” entre les résultats du scrutin et l’irruption soudaine des règles de confinement dans nos vies nous a obligé à faire un pas de côté pour prendre le temps de réfléchir et pour trouver de nouvelles façons de délibérer ensemble avant de pouvoir nous adresser à vous.

Aujourd’hui, nous tenons à remercier l’ensemble des personnes qui nous ont accordé leur confiance. Nous n’avons pas à rougir de ce score pour une campagne menée modestement depuis janvier sans soutien financier d’aucun parti politique ni d’aucune banque, avec les seuls prêts et dons de celles et ceux qui ont cru en nous.

Voici nos résultats par bureau de vote :

Bureau de vote Voix %
01 – Hôtel de Ville 85 17,42
02 – Cavalerie Portagnel 86 15,52
03 – Hauture Croisière 64 15,31
04 – Roquette 173 26,62
05 – Camargue 34 6,27
06 – Camargue Gimeaux 34 6,28
07 – Saint-Pierre Correze 73 11,37
08 – Gallègues et Dragées 41 6,59
09 – Vittier Gabelle 42 6,65
10 – Cirque Romain 12 2,73
11 – Barriol 6 1,31
12 – Plan du Bourg 26 6,22
13 – Semestres 30 6,99
14 – Chabourlet Van Gogh 99 16,39
15 – Bigot Alyscamps 31 6,21
16 – Pont de Crau Fourchon 26 7,14
17 – Pont de Crau 36 6,75
18 – Pont de Crau Margaillan 29 5,13
19 – Mouleyres 73 14,20
20 – Griffeuille Genouillade 9 2,49
21 – Griffeuille Jonquets 23 5,53
22 – Templiers Monplaisir 57 11,31
23 – Monplaisir Sud 50 9,92
24 – Monplaisir Nord 35 7,20
25 – Trébon Hongrie 17 4,57
26 – Trébon Coty 15 4,07
27 – Trébon Montmajour 27 6,31
28 – Raphèle 19 3,92
29 – Crau de Raphèle 40 6,02
30 – Moulès 43 7,89
31 – Mas-Thibert 30 4,61
32 – Salin de Giraud 14 1,90
33 – Le Sambuc 24 9,88
34 – Albaron 1 0,83
35 – Saliers 6 3,77
Sur toute la municipalité 1 410 8,31

Les résultats des bureaux de vote du centre-ville laissent penser qu’il existe une forte envie de mettre l’écologie au cœur de la politique mais que nous avons encore beaucoup à faire pour que cette question rejoigne les préoccupations des quartiers, et pour convaincre que l’écologie n’est pas une adversaire mais une alliée du monde rural. Nous réfléchissons aujourd’hui à la meilleure manière, dans ce contexte particulier de second tour, de faire vivre nos idées dans un projet municipal à la hauteur des enjeux qui nous attendent. Bien entendu, nous vous informerons rapidement de la forme que prendra cet engagement.

Pour l’heure, la question des scores électoraux semble bien secondaire par rapport à ce qui nous préoccupe tou.te.s. Nous avons traversé cette dernière semaine une séquence éprouvante qui n’est probablement qu’un prélude aux semaines à venir.

Dernier jeudi avant la fin d’un monde

C’est dans une ambiance étrange, à la fois heureux d’être ensemble et fébriles face à la situation sanitaire qui s’aggrave d’heure en heure, que nous avons passer la soirée du 12 mars au Mas de Lucas pour clore notre campagne.

Théâtre, chants, et une discussion extrêmement enrichissante avec Corinne Morel-Darleux, Pablo Servigne et Jo Spiegel puis fin de soirée conviviale et musicale.

Nous mettrons bientôt en ligne la captation vidéo de cette soirée. Vous pouvez en attendant visionner la diffusion qui en a été faite sur les réseaux sociaux : https://www.facebook.com/changeonsdavenir.fr/

Françoise Le Goff

Françoise a 64 ans et elle est retraitée depuis 2 ans de l’éducation nationale.

Faute de temps suffisant car engagée par ailleurs sur d’autres causes, je ne peux me prévaloir d’un parcours personnel autour de l’écologie si ce n’est la conscience, toujours présente, de la nécessité d’agir. Cette action fut, toute ma vie, basée sur des petits gestes de tous les jours, des petits riens, transmis à mes enfants aussi, et dont j’ai toujours pensé que si ces petits gestes, ces petits riens étaient démultipliés naturellement dans chaque ménage, et malgré ce que d’aucuns peuvent affirmer ici ou là, l’état de la planète serait différent.

Mes engagements associatifs antérieurs pendant plus de 20 ans, avec prises de responsabilités à différents postes des associations dans lesquelles je me suis impliquée, étaient tournés vers la culture en général et la jeunesse en particulier.

Aujourd’hui, Françoise rejoint le collectif CHANGEONS d’AVENIR parce que, si l’engagement associatif permet de faire avancer les idées, elle souhaite à présent aller plus loin par la voie de la politique. Et elle a également un peu plus de temps…. Rejoindre le collectif signifie aussi partager des valeurs et des actions communes. Arles, où elle a choisi de vivre depuis 4 ans, mais qu’elle fréquentait déjà pour avoir habité une commune voisine, l’a attirée pour sa vibration et l’énergie qui s’en dégage, pour son authenticité, la richesse de son patrimoine matériel et immatériel. Elle a rapidement découvert les nombreux engagements écologiques, portés par de nombreuses associations qui défendent ce territoire sensible, dont pays d’Arles en Transition.

Arles dans 10 ans ?

“Un mot me vient à l’esprit : réconciliation. Réconciliation entre l’activité (et le développement) économique et la fragilité du territoire ; réconciliation entre les individus grâce à une population pluriculturelle (origines, âges) ; une ville modèle et moderne, réconciliant le bien-être des habitants et la gestion des ressources (déplacements doux sécurisés ; covoiturage urbain ; navettes gratuites plus nombreuses…) ; une réconciliation avec les valeurs “d’autrefois” : tolérance, partage, convivialité, désintérêt, sens du collectif. Réconciliation entre les différents acteurs du territoire qui auront enfin compris que l’avenir de la planète (ou tout au moins la résilience du pays d’Arles) ne pourra s’envisager que par une vision partagée.”

« Older posts

© 2020 Changeons d'avenir

Theme by Anders NorenUp ↑