Auteur/autrice : Changeons (Page 8 of 14)

Deux élus au conseil municipal

Dimanche soir il y avait quelques raisons de se réjouir : la vague verte qui traverse le pays prouve que nos idées sont largement partagées. Bientôt, une liste citoyenne et écolo à la tête d’une grande ville n’apparaitra plus comme une aberration mais comme une possibilité.‭ ‬

Aujourd’hui, en France, deux pôles se distinguent : des territoires progressistes où l’écologie devient le pivot d’une pensée politique plus large et des territoires où le repli sur soi, la méfiance et l’arrogance triomphent. Entre les deux, un marasme de pensées politiques insipides dans lequel flottent les espoirs de nombreux abstentionnistes et autres déçus des vieux appareils.

Même à Arles, ‬nous‭ n’avons‭ pas ‭véritablement ‬perdu : ‭nous ‬avons‭ ‬gagné une expérience précieuse, la confiance de nombreux électeurs et une grande visibilité. Nous n’avons renoncé à rien dans cette alliance, nous sommes restés intègres et les gens qui nous accompagnent le savent. Nous remercions toutes celles et ceux qui nous ont aidés, soutenus, qui ont voté pour nous et qui ont permis à Changeons d’Avenir d’arriver là où personne ne nous imaginait il y a six mois encore.

Deux membres de Changeons d’Avenir siégeront au conseil municipal. Mais nous serons des dizaines à veiller, à travailler, à défendre l’écologie et la solidarité sur notre territoire. Notre présence au conseil municipal et au conseil communautaire portera les voix nombreuses de toutes celles et ceux qui se soucient de réduire et d’anticiper les changements globaux et de renouveler la démocratie locale.

L’aventure de Changeons d’Avenir va se poursuivre par la création ‬d’une association, ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent réfléchir collectivement et agir ensemble pour que notre territoire se tourne résolument vers l’écologie et la solidarité, dans un esprit de renouveau démocratique qui permette à chacun.e de contribuer au bien commun.

Contactez-nous par mail si vous souhaitez être abonné à notre liste de diffusion et retrouvez-nous le 24 juillet pour une première rencontre autour de l’association.

Dimanche 28 juin – second tour des élections municipales

Après bientôt un an de réflexion, de travail, de débat, Changeons d’Avenir s’apprête à entrer pour de bon dans l’institution politique avec la ferme intention de porter à la Mairie d’Arles toute l’énergie et le désir de changement qui nous motivent depuis le début de cette aventure.

1. Changeons d’Avenir et le Parti des Arlésiens – Dimanche 28 juin, votez pour Nicolas Koukas

Comme vous le savez, nous avons passer un accord avec le Parti des Arlésiens. Vous pouvez retrouver nos délégations sur notre site (changeonsdavenir.org) : Biodiversité, écosystèmes et espaces naturels – Démocratie participative – Formation à la transition écologique et agriculture urbaine – Équité territoriale.
Ayant deux représentants du groupe Changeons d’Avenir dans les 8 premiers de la liste, nous serons présents en tant que groupe même dans le cas d’un échec. Même si c’est avec beaucoup moins d’enthousiasme, vous pourrez compter sur nous pour travailler d’arrache-pied en tant qu’élus de l’opposition à éviter le pire et à faire du lien entre les citoyens, les associations, et ce qui se passera au conseil municipal.

2. Changeons d’Avenir – bientôt une association

Il a également été décidé que Changeons d’Avenir se constituerait en association à caractère politique le plus rapidement possible. Nous travaillons actuellement à la rédaction des statuts et nous espérons pouvoir organiser une réunion publique et festive le vendredi 24 juillet pour discuter avec vous de tout ça. Vous pouvez retenir provisoirement la date même si nous ne pouvons pas confirmer fermement cet évènement qui dépendra des conditions sanitaire et de notre capacité à organiser quelque chose de satisfaisant dans ces délais.

3. Pour voter dimanche 28 juin – les précautions

Dimanche 28 juin, pour le second tour de l’élection municipale seront mises en place des mesures particulières afin de pouvoir vous rendre aux urnes le plus sereinement possible. Pour le bien de tous, veuillez respecter ces recommandations et ne pas hésiter à signaler tout manquement que vous pourriez observer au président du bureau de vote.
Voici les éléments à retenir :

  • Port du masque obligatoire (venez avec votre masque, si vous n’en avez pas des masques seront mis à disposition à l’entrée du bureau de vote)
  • Venez avec votre stylo – encre bleue ou noire non-effaçable
  • Respectez les distances entre chaque personne
  • Les isoloires seront disposés contre un mur pour respecter l’intimité du vote sans avoir à manipuler de rideau
  • Du gel hydroalcoolique sera disponible à l’entrée et à la sortie du bureau de vote
  • Les cartes d’électeurs.trices ne seront pas estampillées pour limiter les manipulations.

4. Pour voter dimanche 28 juin – les procurations

Si vous préférez ne pas vous déplacer au bureau de vote, il est encore possible jusqu’à vendredi de faire une procuration. Voici les informations disponibles sur le site de la ville (https://www.ville-arles.fr/mairie/demarches-administratives/elections/voter-aux-elections.php).

– Les Arlésiens ne pouvant pas se rendre au bureau de vote, peuvent obtenir une procuration pour se faire représenter par un électeur de leur choix.
Pour cela, il faut se présenter au commissariat, à la gendarmerie, au tribunal d’instance ou auprès des autorités consulaires au moins 48 heures avant la date du vote, avec un justificatif d’identité admis pour voter (carte d’identité, passeport, permis de conduire). Les personnes qui, en raison du coronavirus, ne pourraient pas se déplacer pour faire établir leur procuration peuvent demander au commissariat ou à la gendarmerie que des agents viennent à leur domicile recueillir leur procuration.
– Les procurations établies pour le second tour du 22 mars restent valables pour le scrutin du 28 juin. En revanche une procuration établie pour un an et expirant avant le 28 juin ne pourra pas être prolongée pour ce scrutin.

– Exceptionnellement pour ce scrutin, les électeurs peuvent être porteurs de deux procurations établies en France.”

Voilà, encore une fois, merci pour votre soutien. Pensez à prendre de nos nouvelles sur ce site ou sur les réseaux sociaux et surtout, ce dimanche, allons voter et CHANGEONS d’AVENIR!!!

Délégation à la biodiversité, aux écosystèmes et aux espaces naturels

Cyril Girard, 44 ans, illustrateur, aura en charge la délégation à la biodiversité, aux écosystèmes et aux espaces naturels.

Sur ce territoire bardé de “labels” (plusieurs réserves nationales, régionales, deux parc naturels régionaux, nombreux sites du conservatoires du littoral, delta labelisé man and biosphère), il s’agira de défendre le vivant. Défendre le vivant pour sa valeur intrinsèque : il s’agit d’un patrimoine et ce sont nos activités qui participent à la chute dramatique de la biodiversité. Mais aussi défendre le vivant car il s’agit d’une clé de la résilience. Le déclin des espèces, la dégradation des écosystèmes, de l’air, des eaux, nous entraîne inexorablement. Pour cela il faut renforcer dans leur capacité d’action les gestionnaires d’espaces naturels qui jouent également un rôle social et économique important. Mais il faut aussi protéger le vivant en dehors des espaces protégés, s’opposer aux grands projets destructeurs, et ramener la nature aux abords et à l’intérieur de la ville. Enfin il s’agira d’orchestrer entre les différents usages et favoriser les pratiques les plus respectueuses de l’environnement.

Délégation à la formation à la transition écologique

Marine Crouzet, 30 ans, conservatrice-restauratrice, aura en charge la délégation à la formation à la transition écologique et à la régie publique agricole.

Cette délégation aura pour premier objectif d’accompagner les citoyens et les citoyennes dans l’effort de transition écologique mené par la municipalité. En concertation avec les associations et les instances locales concernées, des formations publiques seront proposées sur différents thèmes comme l’alimentation, les déchets ou encore la biodiversité afin d’aider les adultes comme la jeunesse à comprendre les enjeux du monde de demain et l’impact de chacun.e dans le processus global. La maison de la transition pourra être le lieu de la convergence de ces propositions et de ces échanges en fournissant des ressources documentaires ou en permettant des rencontres avec des spécialistes.
Nous aurons ensuite à cœur de prendre en charge la présidence de l’Eparca afin de poursuivre le travail déjà engagé dans la restauration collective vers une proposition exemplaire de repas respectueux de l’environnement, de l’agriculture locale et de la santé de chacun et chacune. Il s’agira de renforcer l’action contre le gaspillage alimentaire et de continuer l’effort de réduction des différents emballages en menant notamment une activité pédagogique cohérente et concertée avec les enseignants et les enseignantes mais aussi auprès du personnel municipal et des familles. Des partenariats solides avec les producteurs locaux permettront enfin d’inscrire la restauration collective dans le territoire et de l’adapter au rythme des saisons.
C’est pourquoi cette délégation se doit aussi de défendre le projet d’une régie publique agricole afin d’assurer à la ville une production saine, locale et bio, gérée en interne par des agriculteurs salariés sur des terres agricoles municipales. Nourrir ses habitants au moyen d’une production publique locale permettrait d’assurer à la restauration collective une alimentation durable et solidaire.

Délégation à l’équité territoriale

Marie-Christine Casetti-Pinard, 64 ans, retraitée commerçante-artisane, aura en charge la délégation à l’équité territoriale.

Pour Marie-Christine, il faut apprendre à construire égalité et réciprocité dans les relations entre ville d’Arles, villages et hameaux. Le principe d’équité territoriale inclut la parité de traitement et d’accessibilité, de solidarité entre les ensembles territoriaux avec ce que cela implique en terme d’action publique. Selon leurs spécificités, il faudra apporter des correctifs en matière de ressources et d’équipements et doter chaque villages et hameaux des conditions nécessaires à leur développement pour un mieux vivre ensemble (ex : garantir un minimum d’équité dans le domaine de la santé, de la mobilité, de la sécurité, des services…).

Pour en finir avec une agriculture anachronique et dangereuse

LA CRISE DE LA COVID CHEZ LES TRAVAILLEURS DÉTACHÉS, RÉVÉLATRICE D’UN MODÈLE AGRICOLE ANACHRONIQUE ET DANGEREUX, QUI ENRICHI LES INDUSTRIELS SUR LE DOS DES AGRICULTEURS ET DES PLUS PRÉCAIRES

L’échec de notre modèle agricole se mesure ainsi : disparition de la moitié des agriculteurs en 30 ans, revenus en grande baisse, désertification rurale, emploi toujours croissant de produits phytosanitaire. La liste est longue. La crise de la Covid a mis en lumière une pratique intolérable : l’emploi de travailleurs détachés.

La Politique agricole commune (PAC), premier budget de l’UE, se traduit différemment selon les pays. Ainsi, si en France les subventions sont très majoritairement dirigées vers le premier pilier (aides à l’hectare favorisant les grosses exploitations), l’Autriche a choisi de favoriser le second pilier (développement rural et critères écologiques). Chez nous, les grands gagnants de ce système sont toujours les mêmes : grande distribution, industrie chimique, épaulées dans leur démarche de lobbying par les syndicats agricoles comme la FNSEA.

La stratégie de la France a été pointée du doigt par un rapport de la Cour des Comptes européenne publié le 5 juin 2020, qui dénonce des mesures peu efficaces en matière d’amélioration de la biodiversité, et un suivi des dépenses peu fiable.
La PAC 2014-2020 n’est pas parvenue à inverser la tendance à la baisse que connaît la biodiversité des milieux agricoles depuis des décennies, et l’agriculture intensive reste l’une des principales causes de la perte de biodiversité.

Ces dernières années, le paysage agricole du pays d’Arles, et notamment en Camargue a amorcé une profonde modification. Au gré des cours du prix des céréales, certains grands exploitants ont abandonné la culture céréalière intensive pour du maraichage intensif, en particulier des tomates et des melons. Ce type de culture se fait à grand renfort de produits chimiques, associés au goutte à goutte, et génère également une pollution aux micros-plastiques. Contrairement aux cultures céréalières, celles-ci demandent beaucoup plus de personnel.

Ce personnel est en quasi majorité composé de travailleuses et de travailleurs détachés, sud-américains, marocains, sub-sahariens, employés par des sociétés espagnoles.

Si la pratique est légale, les abus sont très fréquents : travail 7j/7, 10 à 13h par jour, heures supplémentaires non payées, contacts sociaux limités, logements indécents… Les recours en justice contre ces contrats se multiplient. Les inspections du travail également. Plusieurs enquêtes ont eu lieu ou sont en cours : travail dissimulé, marchandage de main d’œuvre, harcèlement. Mardi dernier 16 juin s’est tenue au Tribunal des Prud’hommes d’Arles la nième session d’un procès, qui dure depuis 2017, de 5 travailleuses et travailleurs marocains qui dénonçaient leurs conditions de travail.

Aujourd’hui, avec la crise sanitaire que nous connaissons, les conditions indignes de logement et de travail de ces travailleuses et de ces travailleurs ont fait apparaître de nombreux foyers de Covid19 dans le Pays d’Arles au sein de ces travailleurs. La médiatisation de ces « clusters » a mis en lumière ce phénomène des travailleuses et travailleurs détachés, montrant ainsi un autre visage de l’agriculture industrielle.

A l’heure où l’UE réfléchit à la future PAC, il est extrêmement urgent de changer de système, que ce soit pour le bien de nos agriculteurs, des employés agricoles, des consommateurs et de notre santé. Cette transition ne peut être qu’écologique et sociale si l’on veut sortir l’agriculture d’un modèle industriel délétère et fortement inégalitaire. Cela nécessite du courage et les élus locaux ont un rôle à jouer, en aidant à une agriculture respectueuse des hommes et en dénonçant à la justice les abus, que ce soit des atteintes à l’environnement ou des atteintes à la dignité humaine.

Délégation à la démocratie participative

Virginie Maris, 42 ans, directrice de recherche au CNRS, sera responsable de la délégation à la démocratie participative.

Dès le début du prochain mandat, nous développerons des outils de délibération et de participation citoyenne pour transformer en profondeur le rapport entre citoyen.ne.s et élu.e.s et le rôle des citoyen.ne.s dans la vie publique. A terme, il s’agit de refonder le sens démocratique, les élu.e.s n’agissant plus comme des représentants des citoyen.ne.s qui leur délégueraient, le temps d’un mandat, l’autorité de prendre les décisions à leur place; mais d’avantage comme les garants de la mise en œuvre d’un processus satisfaisant d’information, de délibération, de propositions et de décisions par les citoyen.ne.s sur les sujets qui les concernent. Les premiers outils à expérimenter dans ce sens sont les budgets participatifs dans les villages et les quartiers, l’assemblée citoyenne et les conseils participatifs mis en place au sujet de projets potentiellement structuraux pour le territoire (ex : casino, aménagement de la ZAC des minimes).

Pour écouter les réponses dans leur intégralité :

– Seras-tu le colibri du conseil municipal ?

La démocratie participative, qésaco ?

C’est quoi une bonne décision ?

Et le 28 juin ?

Soutien aux travailleur.euse.s étranger.ère.s de l’agriculture

Rassemblement le 16 juin, à 9h, en soutien aux travailleur.euse.s étranger.ère.s de l’agriculture (Collectif CODETRAS)

Le mardi 16 juin 2020, se tiendra une nouvelle audience au conseil des prud’hommes d’Arles, du procès de 5 travailleur.se.s agricoles « détaché.e.s » contre l’entreprise espagnole de travail temporaire (ETT) Laboral Terra et 7 entreprises agricoles utilisatrices en France : non-paiement des heures travaillées, harcèlement, discrimination, la liste est longue.
En soutien avec ces travailleur.se.s, soyons nombreux à répondre à l’appel de CODETRAS (collectif de défense des travailleur.euse.s étranger.ère.s dans l’agriculture – http://www.codetras.org/) : Rendez-vous à 9h devant le tribunal des prud’hommes (41 rue de la République).

Cette mobilisation est d’autant plus urgente qu’au même moment, à 10 kilomètres du centre-ville, près de 130 travailleuses et travailleurs agricoles venus du Mali, de Guinée, du Paraguay ou encore de Colombie sont confinés sans salaires ni indemnités dans des conditions sanitaires abominables, victime de ce même système agricole qui ne fonctionne que sur la surexploitation des travailleurs/euses et l’empoisonnement de la terre.

Présentation de l’équipe

Vendredi 12 juin, Changeons d’Avenir était aux côtés de l’équipe de Nicolas Koukas pour présenter à la presse la nouvelle liste du Parti des Arlésiens et les délégations de la future équipe municipale .

Quatre délégations seront confiées au groupe Changeons d’avenir :
– Biodiversité, écosystèmes et espaces naturels (Cyril Girard)
– Démocratie participative ( Virginie Maris)
– Équité territoriale (Marie-Christine Casetti-Pinard)
– Formation à la transition écologique et régie publique agricole (Marine Crouzet )

Rencontre avec Eric Piolle, maire de Grenoble

Le jeudi 11 juin, Eric Piolle, maire EELV de Grenoble et actuel candidat à sa réélection, faisait un saut à Arles pour rencontrer la nouvelle équipe du Parti des Arlésiens. Nous avons échangé avec lui qui, à l’époque, s’était aussi lancé dans l’aventure municipale avec une liste essentiellement composée de membres de la société civile avec un fort ancrage dans le monde associatif. A la question de Cyril Girard sur les difficultés rencontrées pour amorcer la transition qu’il porte depuis son élection en 2014 à Grenoble, il a répondu que l’important avait été d’axer tout de suite son projet sur la vie quotidienne des citoyen.ne.s, de permettre dès le début une réappropriation de l’espace public. Il nous a appris, entre autre, que sa décision d’interdire la publicité dans toute la ville, en dépit des dents qui ont grincé lorsqu’il l’a présentée, est aujourd’hui saluer par tout le monde et reprise dans les programmes de ses concurrents à la mairie. En effet, le coût de cette interdiction est tellement faible (0,15% et 0,3% du budget municipal) en comparaison des bénéfices esthétiques et culturels de cette mesure.

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