Catégorie : Lettre d’info

Lettre d’info – septembre 2021

Climat et écologie ont régulièrement fait la une des médias cet été : dômes de chaleurs au Canada, pluies diluviennes en Allemagne et en Belgique, embrasement de la forêt boréale, incendies sur tout le pourtour méditerranéen, inondations en Chine et en Afrique, fonte massive de la calotte glacière groenlandaise… Les experts s’accordent sur le fait que les intensités et les fréquences de ces évènements sont liées au dérèglement climatique. Le récent rapport du GIEC tire une fois de plus la sonnette d’alarme, et n’appelle guère à l’optimisme. En attendant une hypothétique réponse politique au niveau international, de nombreux organismes et de nombreuses personnes travaillent pour changer les choses, préserver la biodiversité et réduire notre consommation énergétique, à toutes les échelles géographiques.

La crise climatique et la crise de la biodiversité ne doivent pas être mises en concurrences quant à l’urgence de traiter l’une avant l’autre. Elles sont en fait les deux faces des mêmes problèmes : surexploitation, surconsommation, mondialisation des marchés… Et toutes deux hypothèquent sérieusement les chances de vivre de manière pacifiée et épanouissante pour notre génération et plus encore pour les suivantes.

Cette semaine se tient le congrès mondial de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature à Marseille. Échanges d’expériences, débats, sensibilisation du grand public sont au programme sans que ne soient véritablement remis en cause les principaux moteurs de l’effondrement de la biodiversité. La présidente de la FNSEA participe à la table-ronde « Cultivons ensemble la biodiversité pour une agriculture durable » et les deux plus importants commanditaires privés du Congrès sont Nutella (dont on connaît le goût pour l’huile de palme, premier destructeur de forêt tropicale en Asie) et Véolia (le mastodonte de la privation des gestions de l’eau et des déchets dont on ne compte plus les implications dans des scandales écologiques, sanitaires ou financiers – à Bruxelles, à Rabat, à Flint ou encore en Île-de-France). C’est aussi le moment où doivent se dessiner les priorités d’action en termes de protection de la nature et de conservation de la biodiversité. Mais ces actions seront-elles à la hauteur des enjeux, alors que les dirigeants politiques font preuve de toujours plus d’inertie, au niveau local comme au niveau global ?

Nous sommes, dans le bassin méditerranéen, aux premières loges du dérèglement climatique et de la perte de biodiversité. Nous sommes directement concernés par les décisions qui seront prises prochainement. En cette rentrée particulière, dans un contexte sanitaire tendu et en parallèle de ce grand raout mondial, nous souhaitons rendre hommage et transmettre nos encouragements à toutes les associations, leurs salarié·es, leurs bénévoles mais aussi les nombreux collectifs, les activistes, les citoyennes et les citoyens qui oeuvrent au quotidien, souvent de façon discrète et bien loin des feux de la rampe, à la protection de la nature et de notre environnement, à l’amélioration de la vie sociale et culturelle, à la santé et à la solidarité entre personnes et entre générations – à toutes celles et à tous ceux qui se battent pour faire changer le système, nous souhaitons une bonne rentrée !

Changeons d’avenir est entré au Conseil municipal, avec deux élu.es dans l’opposition (Cyril Girard et Virginie Maris) et au Conseil communautaire avec un élu (Cyril Girard).

Sont disponibles sur notre site : les comptes-rendus des séances ainsi que toute l’information nécessaire pour assurer une veille vigilante et constructive concernant la vie des équipes municipale et communautaire.

Conseil communautaire du 5 juillet

Cyril Girard rend compte d’un conseil communautaire tenu à Saint-Martin-de-Crau, où il est question de subventions aux  associations, de politique de la ville ou encore de la création d’un comité des partenaires et usagers des transports en commun.

Conseil municipal du 6 juillet

Financement des associations, audit sur les ressources humaines ou encore Campus connecté – Retrouvez tout ce qu’il y a à savoir sur le dernier conseil municipal dans le compte-rendu partiel et partiel de Virginie Maris.

Terra Fecundis à Marseille

Dans la longue bataille judiciaire contre les sociétés de travailleurs détachés dans l’agriculture (sociétés très sollicitées dans le Pays d’Arles), le tribunal correctionnel de Marseille a rendu début juillet un verdict fort : l’entreprise espagnole Terra Fecundis et ses trois fondateurs ont été reconnus coupables d’infractions de travail dissimulé, de dissimulation de salariés et de marchandage de main-d’oeuvre entre 2012 et 2015.

Le tribunal a jugé qu’ils avaient « mis en place ensemble et sciemment un business plan intégrant le recours généralisé à la fraude pour assurer leur profit tout en recourant à une main-d’oeuvre docile peu susceptible de revendiquer ses droits ».

Il a été reconnu que l’activité de cette société en France était « permanente et dépourvue de terme prévisible » alors que les cotisations sociales étaient versées en Espagne. Le préjudice pour l’URSSAF se monte à plusieurs dizaines de millions d’euros.

L’entreprise de travail temporaire Terra Fecundis, rebaptisée entre temps Work for All, a également été définitivement interdite d’exercer l’activité de travail temporaire et devrait désormais être privée du marché français, sauf jugement renversé en appel.

A noter que Terra Fecundis comparaîtra au printemps 2022 devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour des faits similaires pour la période 2016-2019 et sera, cette fois, accompagnée sur le banc des accusés par plusieurs exploitants agricoles ayant profité de cette main-d’oeuvre.

Il est malheureusement à noter que Terra Fecundis n’est pas la seule à exploiter des travailleurs détachés et que ce type de sociétés rentre dans un schéma plus global d’un modèle agricole tel que celui du maraichage intensif de tomates et melons en Camargue, porté par quelques magnats agricoles.

Contournement autoroutier d'Arles

Fin mai, le comité des élus du projet du contournement autoroutier d’Arles a pris acte des résultats de la concertation publique de l’hiver dernier et a validé le tracé des variantes nord proposées dans ladite concertation. Pour rappel cette dernière portait uniquement sur le choix de tracés par secteur, et non sur le projet de contournement, ce que nous avons toujours déploré. On retrouve toutefois dans les contributions écrites des citoyens de très nombreux avis opposés à ce contournement.

Les études réglementaires se poursuivent, en particulier en lien avec les milieux naturels, l’hydraulique et l’agriculture. Les groupes de travail thématiques avec des associations et organismes professionnels se retrouveront à la rentrée 2021 pour confronter leurs points de vue.
Il reste encore de nombreuses lacunes dans les inventaires de biodiversité, de multiples incertitudes sur le devenir des réseaux hydrauliques et des interrogations sur les aménagement des échangeurs ou sur une zone d’aire de service.

Si la DREAL suit son calendrier prévisionnel, l’enquête d’utilité publique aura lieu fin 2022 ou début 2023.

En attendant cet hypothétique contournement, aucun aménagement n’est prévu pour réduire les nuisances déjà anciennes qui perdurent. Un responsable de la DREAL a expliqué lors de la présentation du bilan de la concertation, qu’au vu du modeste budget régional alloué pour ces aménagements, la DREAL estime que la traversée d’Arles n’est pas prioritaire par rapport aux autres dossiers régionaux. Cela fait donc plus de vingt ans que nous, Arlésiens, ne sommes pas prioritaires malgré un trafic journalier de près de 75000 véhicules  (2,5 fois le trafic autoroutier moyen en France) et les nombreuses nuisances associées.

Il est dès lors assez cocasse de lire dans les objectifs du contournement autoroutier que celui-ci doit “contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des riverains” alors qu’aucun aménagement n’a été fait en ce sens depuis tant d’années. Ou comment laisser pourrir une situation pour que les habitants en viennent à vouloir un contournement autoroutier dévastateur de terres agricoles et naturelles…

Requalification de la RN113

Le projet de contournement autoroutier de la ville, mené par les services de l’État, est accompagné parallèlement par le projet municipal de requalification de la RN113 actuelle en boulevard urbain apaisé. A la condition que le contournement voie le jour. Tandis que des études techniques vont démarrer en fin d’année, une concertation publique va également être lancée en septembre à travers 3 réunions. La majorité municipale voit dans cette requalification le processus indispensable au désenclavement géographique et social de Barriol ou encore au développement économique de certaines parties de la ville, notamment pour son projet de port de plaisance. Elle est censée également être la clé de voute de la mobilité globale sur la ville et selon l’élue au transport “il n’y aura pas de réseau de bus performant sans requalification”. La base de travail est de transformer la RN113 actuelle pour y incorporer des voies de bus à minima, voire des pistes cyclables, le tout accompagné de verdissement, ce qui signifie, vu la configuration des lieux, un passage en 2 x 1 voie pour la circulation.

Sans remettre en cause la bonne volonté de la majorité municipale qui croit dur comme fer en ce projet pour améliorer la mobilité sur Arles, nous y croyons beaucoup moins. Notamment pour une question de chiffres : dans les rapports de la DREAL sur le projet du contournement autoroutier, les études prévoient en cas de contournement un trafic résiduel sur l’actuelle RN113 de 29600 véhicules/jour dont presque 900 poids lourds. A noter qu’en 2019, la circulation moyenne en France sur une portion d’autoroute était de 29800 vehicules par jour. Dans des rapports précédents de la DREAL, il était mentionné qu’en cas de requalification de la RN113 en 2 x 1 voie, on devait s’attendre à un trafic congestionné et un report de circulation en centre-ville. En effet comment imaginer qu’un tel trafic puisse se faire sur un axe réduit ? Les futurs projets de transports publics et le plan vélo de la municipalité pourront-ils faire baisser drastiquement le nombre journalier de véhicules ? Au vu des spécificités territoriales, des axes forts de circulation actuels, des projets locaux de développement de la logistique, même si les projets de mobilités à venir fonctionnent, les chiffres de trafic prévus sont tels que l’on part de trop loin pour que cette requalification ait l’efficacité souhaitée par l’équipe municipale.

Le risque est de se retrouver avec un contournement autoroutier à 2 km au sud de la ville, une 113 en mode boulevard congestionné quotidiennement et un centre-ville asphyxié par un report de circulation.

Vous pouvez participer à ces réunions de concertation, la première d’entre elle aura lieu le 27 septembre. Il suffit de vous inscrire via le lien suivant : https://vu.fr/requalification_RN113

Fibre excellence

En mai dernier, Cyril Girard, conseiller municipal et conseiller communautaire, participait, avec des membres de Changeons d’Avenir, à une manifestation devant l’usine Fibre Excellence à Tarascon, avec les riverains et les associations qui se battent pour faire condamner les patrons voyous de cette usine.

Cette unité de production de pâte à papier dépasse les seuils de pollution de manière récurrente, impactant les eaux du Rhône et l’atmosphère. Les dirigeants de l’usine agissent en pleine connaissance de cause, organisant sciemment la dégradation de leur outil industriel pour éviter de payer les redevances relevant de la taxe sur l’eau, et les amendes liées à la pollution. Les dirigeants font en même temps un indécent chantage à l’emploi pour toucher des financements publics, en négociant les normes environnementales, sociales et économiques.

Nous sommes évidemment solidaires des travailleurs dont la santé et la sécurité sont méprisés par la filiale Paper Excellence du groupe indonésien de Eka Tjipta Widjaja. Il est impensable de niveler les normes environnementales, les normes de sécurité et les acquis sociaux vers le bas pour permettre à quelques actionnaires de gagner toujours plus d’argent. ACCM a une commission sur cette problématique, dans laquelle siège le maire de Tarascon, mais nous ne savons même pas si une seule réunion s’est tenue depuis l’investiture du nouveau président d’ACCM et quelle est la position du nouveau Président. Tous les acteurs politiques veulent une solution pérenne, mais laquelle ?

Le 29 juin dernier, Cyril Girard a reçu, lors de sa permanence d’élu, les représentants du collectif “les flamants roses”. C’est ainsi que Changeons d’Avenir s’est associé à un communiqué repris plusieurs fois dans la presse.

Lâchée par Paper Excellence, qui était son actionnaire principal, Fibre Excellence avait été placée en redressement judiciaire depuis octobre 2020. Les salariés attendaient un éventuel repreneur pour en savoir plus sur leur avenir. Un seul candidat s’est déclaré : Paper Excellence ! Le 22 juillet dernier, le tribunal de commerce de Toulouse a accordé cette “auto-reprise”. Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette reprise est permise via la crise du Covid, une ordonnance de mai 2020 autorisant temporairement un entrepreneur à se porter acquéreur d’une société dont il a déposé le bilan.

Cette reprise est assortie de conditions posées par Paper Excellence. Après avoir fait baisser les salaires au printemps dernier, les actionnaires souhaitent réduire le coût de la main-d’œuvre de l’usine et seuls 90% des CDI resteraient.

L’actionnaire canadien souhaite également l’obtention de financements publics supplémentaires pour son projet de centrale électrique verte Biowatt (à base de déchets de bois) et la conclusion d’un nouveau contrat avec les fournisseurs de bois sur une durée de cinq ans. Alors que la direction de l’usine a été relaxée pour ses pollutions et condamnée à une simple amende de 10 000€, Paper Excellence a demandé aussi un moratoire de deux ans sur la mise en œuvre de nouvelles règlementations environnementales et a conditionné aussi cette reprise à des négociations favorables avec l’Agence de l’eau.

Devant les promesses d’investissement (environ 180 M€) du nouvel (ou ancien, c’est selon !) actionnaire, le tribunal de commerce de Toulouse a validé cette reprise. Mais comment croire les promesses d’un actionnaire qui n’a pas tenu ses précédentes et qui n’a rien fait pour mettre aux normes environnementales son usine depuis son achat en 2010 ?

Nous resterons vigilants sur la suite des évènements et resterons aux cotés des associations déjà engagées depuis longtemps dans ce dossier.

Agir pour le vivant

Du 22 au 29 août derniers s’est tenue à Arles la deuxième édition du festival Agir pour le vivant. Retour rapide et subjectif sur quelques aspects de cet évènement au statut et à la portée discutables.

1. Un festival ?

“Agir pour le vivant vise à organiser dans la durée un programme de réflexions et d’actions afin de repenser la manière avec laquelle l’ensemble du vivant se côtoie et notre façon d’habiter le monde aujourd’hui”.

Organisation, durée, programme, réflexions : il s’agit plutôt d’une somme de moments très sérieux et peu festifs (“débats, rencontres, ateliers, expos, films, résidences”), malgré une charte graphique très pop avec des couleurs vives, des goodies, des badges, des tote bags (qui ne sont pas du tout écolos en fait, désolé·e·s). En bref, un temps de réflexion immersive où chacun et chacune peut discuter avec les expert·es du vivant (en essayant de ne pas se tirer une balle face à l’horreur de l’état de la biodiversité ? non on reste op-ti-mis-tes !  C’est l’été après tout, y a du spritz au bar de la Croisière).

Si festival il y a en revanche, c’est un peu dans l’ambiance colo et dans le défilé de grands noms du moment associés à la cause écologique. Une centaine de noms généralement médiatiques, souvent édités par Actes Sud, des artistes, des journalistes, des chercheur·es, des penseur·es, des militant·es, parmi lesquel·les on retrouve Alain Damasio et Cyril Dion, Vandana Shiva et Eva Joly, Dominique Bourg et Laurence Tubiana, Patrick Boucheron et Marielle Macé, pour n’en citer que quelques un·es, ainsi que des représentant·es d’Alternatiba, On est prêts,  Impact France et Wild Legal ou encore Greentervention. Dans un souci affiché d’exhaustivité et d’interdisciplinarité, on retrouve en effet un dialogue enrichissant entre différents points de vue. Mais si cela répond à l’un des trois objectifs annoncés sur le site internet de l’évènement (“rassembler, témoigner, agir et initier des réflexions à l’échelle européenne”), on peut se demander où est effectivement l’action… si ce n’est dans l’existence de l’événement lui-même.

2. Agir ?

L’événement répond à certaines attentes et critiques, faites lors de la première édition.

  • à la suite des critiques de plusieurs personnalités l’an dernier (voir l’Arlésienne), les sponsors ont été modifiés et sont nettement plus cohérents avec le sujet. On s’interrogera tout de même sur la présence de la Fondation Hermès et sur sa position face à la préservation du vivant (les veaux, vaches et cochons tués chaque semaine pour faire des sacs et des ceintures de luxe n’ont pas été invités, dommage).
  • un effort louable a été fait du point de vue de la présence de femmes (dont un prix pour les femmes engagées pour le vivant) et du point de vue de l’écriture inclusive, même si on est loin d’une parité parfaite : si 15 conférences/rencontres sont paritaires, plus d’une vingtaine restent dominées par des hommes et lorsque les femmes sont majoritaires (seulement 5 fois), l’une d’elles est souvent l’animatrice de cérémonie.
  • l’ancrage local d’un tel événement “descendu” à Arles était aussi attendu et on retrouve une attention particulière portée à la Camargue et au Rhône tant dans les activités/ateliers proposés que dans certaines thématiques. Dommage que les associations arlésiennes et locales n’aient pas été très présentes dans le débat, notamment autour des questions du Rhône, ou même du point de vue du traitement artistique des zones naturelles (on pense notamment au festival les Envies Rhônements).
  • en parallèle, l’ouverture extra européenne des intervenant·es comme des débats est également appréciable alors même que le territoire annoncé semblait plutôt centré sur l’Europe (“à l’échelle européenne”). Il est en effet temps d’élargir la réflexion vers les pays en réelle souffrance climatique, où la biodiversité est en chute libre, et la forte représentation durant l’événement de voix africaines est en ce sens une avancée majeure.
  • enfin, l’inclusivité touche aussi la prise en compte des nouvelles générations face aux grands pontes des débuts de l’écologie politique et philosophique. Les nouveaux outils médiatiques et les nouveaux modes d’activisme sont présents et fréquemment mentionnés.

Bref, tout va bien ? Penseur·ses, scientifiques, artistes et youtubeur·ses du monde entier se rassemblent pour une cause commune : le vivant, nous, vous, sans limites et sans frontières ?

Pas vraiment. Car si le sujet est bien amené par une armée de personnes de facto légitimes, la portée réelle de l’événement est en effet discutable. D’abord parce que l’intitulé même n’est pas sans rappeler un groupe de pression politique de la droite libérale (https://agir-ladroiteconstructive.fr/: “la fiscalité au service de la croissance, etc.”). Certes, le verbe “agir” est fort, il fait rêver les militant·es : oui, nous à gauche, on en a marre de parler dans le vide, on veut de l’action concrète ! Le programme est ainsi tentant : on pense, on parle mais surtout on AGIT ! De fait, l’action est bien présente dans le choix des sujets : on retrouve en effet un état des lieux de véritables actions en cours, à travers la présentation de personnes réelles, de tous bords, de toutes professions, engagées sur des sujets concrets et précis – comme l’attribution de droits juridiques à des éléments naturels ou encore la question de l’activisme et de sa place en démocratie.

Mais parler d’action(s), même si on le fait bien…  est-ce agir ? S’informer des actions des autres suffit-il à susciter des vocations ? Rendre compte d’une initiative, est-ce en prendre une ? En quoi le festival lui-même représente-t-il une action “concrète et durable dans le temps et dans un territoire” ainsi que le présente le 2e objectif de l’événement sur le site internet ?

Malgré la richesse des sujets, et la profondeur des problématiques, leur forme semble souvent assez superficielle (la vie disparaît = ça craint). Les temps de parole restent diplomatiques (chacun son tour et pas trop longtemps) et le niveau de connaissance ou d’engagement du public n’étant pas connu des conférencier·es, les discours ne peuvent aller bien loin en une trentaine de minutes max. Face à une trentaine de gens du même milieu et de toute façon déjà ralliés à toutes ces merveilleuses causes, l’ambiance fleure l’autocongratulation déculpabilisante. On cherche en vain les convictions politiques, encore plus la volonté réelle de passer à l’action, parmi un public mondain, détenteur d’un pass conférence payant. On se demande d’ailleurs si cet argent ne pourrait pas être mis au service de ces superbes initiatives qui ont fait entendre qu’elles manquaient cruellement de moyens.

Le succès de l’événement flirte avec le rendez-vous des peoples du green. On vient pour boire un verre en écoutant à moitié une star de l’écologie-pas-trop-radicale, pour se flatter l’ego aux caresses de l’écologie bienveillante et se rassurer en se disant que finalement tout ne va pas si mal parce que les autres… agissent. Ouf !

3. Susciter l'intérêt ?

Par conséquent, le 3e objectif de l’événement est loin d’être atteint et remet en question toute la portée des interventions pourtant de qualité : “Susciter l’intérêt du plus grand nombre pour le vivant et la biodiversité”. En fait, le plus grand nombre s’en fout et on se retrouve encore entre nous, au pays de la famille Actes Sud (et ses bouquins vendus avec dédicaces, Agir pour le vivant se faisant salon du livre). On se retrouve entre nous, encore, dans cet entre-soi policé et homogène, entre Arlésien·nes, Parisien·nes et Suisses déjà convaincu·es, qui se connaissent souvent, se lisent mutuellement, se citent les un·es les autres.

Les résidences et les ateliers citoyens sont finalement peut-être les seules actions réelles résumées dans la séquence “la Fabrique du vivant” (non ce n’est pas un cours d’éducation sexuelle !) . “La Fabrique de l’action pour le vivant est une contribution à la recherche des moyens d’agir au sein des territoires, avec les entreprises, les organisations et les citoyens. Dans le cadre de résidences de travail et d’ateliers, Agir pour le vivant souhaite participer à l’élaboration de nouvelles méthodologies pour agir concrètement.” En revanche, ce moment étant à huis clos (entre-soi +++), il nous est difficile d’en évaluer la portée effective mais on peut penser que les débats seront peut-être les plus ancrés dans la réalité locale et les problématiques du temps présent. Quel dommage dès lors de restreindre la diffusion de ces moments…

4. Pour le vivant ?

Alors oui, le contenu est bien sûr louable : le vivant va mal, il faut le “penser”, le “célébrer” et enfin le sauver. Zut, nous qui avions passé l’été à nous réjouir de la canicule mortelle au Canada ! Et oui, Agir pour le vivant c’est un peu enfoncer les portes ouvertes de 30 millions d’amis. On nous rappelle que non, l’Homme n’est pas biologiquement supérieur aux autres espèces, que oui le vivant est riche et varié et que non ‘faut pas polluer, ça tue les hérissons et les petits oiseaux. Zut, nous qui étions persuadés qu’on vivrait mieux sans toutes ces bestioles ! Au milieu de ce catéchisme à la fois touchant et un peu ridicule – puisque, redisons-le, l’audience clairsemée est déjà une audience convaincue ! -, on met en avant, heureusement, quelques belles initiatives.

En voici trois à retenir :

  • répondre à l’appel du Rhône : un projet de mobilisation collective suisse pour la reconnaissance de droits juridiques au fleuve : https://www.id-eau.org/ et #AppelDuRhone lancement le 18 septembre.
  • défendre le vivant en s’entourant de juristes qui vont imaginer les lois de demain en s’appuyant sur la multiplication des jurisprudences : chacun·e peut ainsi devenir gardien·ne de la nature et trouver une voie concrète à sa portée pour défendre le vivant même si cela peut sembler insurmontable. Voir Marine Calmet et son ouvrage : Gardiens de la nature.   
  • lancement de la nouvelle campagne de “On est prêts” : “Bienvenus en zone sauvage“: chacun·e étant concerné·e, chacun·e peut faire un don à un groupement d’associations qui oeuvrent pour le vivant.

Bon c’est bien joli, c’est même beau ces actions, mais avec tout ça on se retrouve à (encore) faire reposer les solutions à un problème global sur les petites épaules des gentil·les petit·es citoyen·nes et leurs petits gestes.

Pendant ce temps, Total et ses copains encaissent, polluent, délocalisent et défiscalisent : on rappellera que 100 entreprises sont responsables de 70 % de la pollution mondiale. On a l’air malin avec nos pétitions et nos conférences !

Après ce festival qui n’en est pas un, après ces actions essentiellement virtuelles et ces discours déjà entendus, reste en bouche un goût un peu amer : un goût d’à quoi bon. La culpabilisation a gagné en subtilité parce qu’on nous a bien dit que c’était possible et qu’on ne faisait pas assez et qu’on a bien compris pourquoi c’était quand même un petit peu bien la merde, et de plus en plus, malgré les efforts de gens merveilleux depuis cinquante ans… mais le vivant trouve toujours un chemin non ?

En tout cas, c’est bien le nouveau thème à la mode et la suite se passe à Marseille au Congrès de la Nature, même que Manu a fait l’inauguration.
https://www.iucncongress2020.org/fr. Vous m’en direz des nouvelles !

Pour aller plus loin et écouter les captations de certaines conférences ou les podcasts : https://www.agirpourlevivant.fr/m%C3%A9dias

Les Luma Days se dérouleront les 16, 17 et 18 septembre à la Fondation Luma.

La fête des associations aura lieu dimanche 19 septembre. Après plus d’un an d’activité amputée, voire à l’arrêt, les associations reviennent sur le boulevard des Lices présenter leurs programmes dans une ambiance festive. Nous leur souhaitons de (re)trouver enfin leur public malgré toutes les difficultés qu’elles ont dû affronter ces derniers mois.  

Pour nous retrouver à tout moment ou pour nous demander de diffuser un sujet dans notre newsletter :
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Lettre d’info – mai/juin 2021

Cherchez l’erreur du siècle ! Le projet de loi de lutte contre le dérèglement climatique a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 4 mai 2021 ; cette loi devrait modifier en profondeur nos modes de vie (nos déplacements, notre urbanisme, notre consommation, etc.). Les députés ont voté des mesures contre la bétonisation (objectif de réduction par deux de la consommation d’espaces naturels sur les dix prochaines années par rapport à la décennie précédente, zéro artificialisation des sols en 2030), des mesures de protection des zones naturelles…

Et le 25 mai, le contournement autoroutier de 13 km en tracé neuf (qui endommage la Crau et la Camargue) est validé par le comité des élus du projet.  Après la concertation menée par la DREAL en novembre 2020 et janvier 2021, l’enquête d’utilité publique est prévue fin 2022-début 2023. Le début des travaux est prévu en 2025 pour une mise en service en 2028-2029.

En parallèle à cette concertation officielle, nous avions alors mené une alterconcertation dans le but d’enrichir le débat et d’apporter un éclairage sur les enjeux de ce contournement.

Ce projet est en contradiction avec les engagements de l’État quant à la préservation de la biodiversité, au maintien des terres agricoles et à la lutte contre l’artificialisation des sols. Les contextes réglementaires français et européens ont  beaucoup évolué depuis dix ans et entravent la possibilité même qu’un tel projet soit autorisé.

Quel est l’intérêt pour les habitants ? Un trafic de 30 000 véhicules sur la RN113 devrait perdurer malgré le contournement et qui paiera sa réhabilitation ? Et pour quelle raison des aménagements de celle-ci ou du rond-point du Vittier n’ont jamais été réalisés depuis 30 ans ? Quel est l’intérêt véritable : le développement des transports de poids-lourds, des plateformes logistiques, notamment d’Amazon (cf article Fournès ci-dessous) ? C’est la réduction du trafic routier qui devrait être encouragée, avec le développement du fret ferroviaire ou fluvial et des transports collectifs.

Bref, cette décision est celle d’un siècle passé, nous ferons connaître notre opposition lors de l’enquête d’utilité publique.

Changeons d’avenir est entré au Conseil municipal, avec deux élu.es dans l’opposition (Cyril Girard et Virginie Maris) et au Conseil communautaire avec un élu (Cyril Girard).

Sont disponibles sur notre site : les comptes-rendus des séances ainsi que toute l’information nécessaire pour assurer une veille vigilante et constructive concernant la vie des équipes municipale et communautaire.

À un mois environ des élections départementales et régionales, le nombre de thématiques abordées en Conseils municipal et communautaire était particulièrement restreint… mais les débats toujours animés.

Le Conseil municipal s’est tenu avec le théâtre d’Arles pour unique thème à l’ordre du jour :
– classement sans suite de la procédure de passation d’une concession sous forme d’une délégation de service public pour motif d’intérêt général ;

  • reprise en régie directe de l’activité par la ville ;
  • transfert de l’activité et du personnel vers le service public, modification du budget annexe du théâtre.

Après la réduction drastique des subventions allouées aux associations culturelles, l’abandon de Drôles de Noël, le sacrifice de Convivencia, cette main mise par la municipalité sur la programmation du théâtre nous inquiète.
Le Syndicat des entreprises artistiques et culturelles s’en indigne.

Lors de ce Conseil, 15 délibérations ont été examinées, notamment sur :

  • la Convention Action cœur de ville (ville d’Arles)
  • la Convention Opérationnelle Action Logement
  • la mise à niveau de la déchèterie de Trinquetaille

Cyril Girard a questionné le Président sur les arbitrages opérés, souvent au détriment de l’action sociale et du pilotage de la transition écologique.

Le prochain Conseil se réunira en juillet pour cause d’élections en juin. L’année sera déjà à moitié écoulée lorsque les associations connaîtront le montant des subventions qui leur sont allouées…

20 et 27 juin : élections départementales et régionales

Les élections des Conseils régionaux et départementaux auront lieu les dimanches 20 et 27 juin 2021.

Souvent marquées par un très fort absentéisme, elles sont pourtant très importantes pour définir notre territoire de demain. Nous vous invitons à les considérer et à participer au prochain scrutin.

Le Département : pilier de l’action sociale et économique
Voici les sujets qui nous semblent prioritaires pour ces élections et qui ont été intégrés dans le programme d’Aurore Raoux et Nicolas Koukas :

  1. Renoncement au pont de Salin-de-Giraud et amélioration du bac de Barcarin
  2. Engagement explicite contre la métropolisation
  3. Engagement fort pour l’accueil et l’accompagnement des mineurs isolés étrangers
  4. Adoption d’un dispositif d’éco-conditionnalité des aides départementales
  5. Création de centrales d’achat pour mutualiser l’achat de produits bio locaux dans les collèges.

Par ailleurs, nous souhaitons que soient favorisés :

  1. La mobilité douce via un soutien aux transports doux et, lorsque c’est possible, la gratuité dans les transports en commun
  2. La généralisation du tri (et de la valorisation) des déchets dans les collèges
  3. La création d’espaces naturels sensibles (ENS) sur des écosystèmes menacés visés par la directive territoriale d’aménagement (DTA) : écosystèmes agro-pastoraux de la Crau, lagunes, etc.
  4. La lutte contre l’artificialisation des sols
  5. Le soutien à une culture ouverte et inclusive.

La Région : un maillon clé dans la transition écologique

Pour ces élections régionales, la liste de la gauche unie est menée par Jean-Laurent Félizia (EELV). En font partie Anne-Sophie Sidani et Laurent Daudigeos, issu.es de la liste “Le Parti des Arlésiens” pour les dernières élections municipales.

Au fil des réformes, les Régions ont vu leur champ d’action élargi et sont devenues des acteurs essentiels dans l’aménagement du territoire. Elles interviennent dans les infrastructures de transports, dans la prévention des risques, dans la préservation de la biodiversité, de l’eau et des paysages…
La Région met en place un Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) qui fixe notamment les objectifs d’infrastructures et environnementaux sur son territoire.

Sur les transports par exemple, la Région a, entre autres, la gestion des trains TER ou des transports routiers interurbains. Elle fait les choix de développement des infrastructures. Dans le plan de relance signé récemment entre l’État et la Région, il est fait la part belle aux projets routiers, fortement émetteurs de gaz à effet de serre, tandis que le soutien aux projets ferroviaires pour les transports de personnes ou de marchandises est très faible. Nous sommes directement concernés à Arles où c’est la Région qui porte le projet de contournement autoroutier de la ville, contre lequel Changeons d’avenir s’est positionné (cf édito).
Les élu.es actuellement à la tête de la Région ont souhaité qu’elle se désengage financièrement du Syndicat Mixte des Traversées du Delta du Rhône, laissant le fonctionnement d’un service public se délabrer. Les habitant.es de Salin de Giraud sont les premier.es à en faire les frais quotidiennement.

La Région est également un partenaire institutionnel et financier essentiel aux Parcs Naturels Régionaux. Un PNR s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine naturel et culturel. Encore faut-il y mettre des moyens, sous peine d’avoir une coquille vide. Celui de Camargue voit ses dotations régionales diminuer régulièrement, au point qu’il est aujourd’hui dans une situation financière compliquée qui menace fortement ses missions premières et le travail de ses agent.es.

Les choix stratégiques de la Région réalisés ces dernières années sont lourds de conséquences sur l’aménagement du Pays d’Arles, sur notre cadre de vie et sur la préservation de notre biodiversité. Choix, qu’au sein de Changeons d’avenir, nous ne pouvons que dénoncer car ils vont à contre-courant des mesures nécessaires pour préserver notre territoire.

Fibre Excellence à Tarascon

Filiale Paper Excellence du groupe indonésien Asia Pulp and Paper, l’usine Fibre Excellence de Tarascon dépasse les seuils de pollution de manière récurrente, impactant les eaux du Rhône et l’atmosphère. Alors que les dirigeants de l’usine agissent en pleine connaissance de cause, les industriels et les actionnaires organisent sciemment la dégradation de leur outil industriel pour éviter de payer les redevances et les amendes liées à la pollution. Ils s’appuient sur un indécent chantage à l’emploi pour toucher des financements publics tout en  négociant les normes environnementales, sociales et économiques. Début mai, un grave accident a encore été évité. Nous sommes évidemment solidaires des salarié.es dont la santé et la sécurité sont ainsi méprisées.

Lundi 10 mai, nous étions avec les associations qui se battent pour faire condamner les patrons voyous de cette entreprise placée en redressement judiciaire en octobre dernier. Il est impensable de niveler les normes environnementales et les acquis sociaux vers le bas pour permettre à quelques actionnaires de gagner toujours plus d’argent. Mais le jugement attendu en juin pourrait valider sa reprise par ses anciens dirigeants eux-mêmes…

Les flamants Roses du Trébon se mobilisent depuis longtemps contre cette pollution. Rejoignez leur combat !

Procès de Terra Fecundis à Marseille

Après 10 ans d’enquête, le procès de Terra Fecundis s’est déroulé en mai au tribunal correctionnel de Marseille qui rendra sa décision le 8 juillet. L’entreprise espagnole d’intérim est accusée, dans les Bouches-du-Rhône, de fraude géante au travail détaché d’ouvriers agricoles dont les conditions de travail et d’hébergement étaient, de surcroît, scandaleuses. Le Parquet a requis de la prison ferme pour les dirigeants et la dissolution de l’entreprise.

Un autre procès devrait se dérouler l’année prochaine dans le Gard.

Procès Terra Fecundis : c’était « “Germinal” dans les exploitations agricoles – Le Monde – 25 mai
France : Terra Fecundis, le procès d’une fraude géante au travail détaché – RFI – 17 mai
Procès Fecundis : une fraude “exceptionnelle aux travailleurs détachés” – Libération – 18 mai

Contre Amazon et son monde à Fournès

Le 29 mai dernier, un nouveau rassemblement citoyen était organisé à Fournès (Gard), au nord d’Arles, à proximité de la sortie Remoulins-Pont-du-Gard de l’A9, pour s’opposer à l’implantation d’une plateforme logistique de 38 000 m2. Amazon prétend y créer 200 emplois. Or, globalement, ce modèle économique détruit bien plus d’emplois qu’il n’en crée et pose, entre autres, le problème du transit de centaines de camions chaque jour, là où pourrait commencer à s’étendre le PNR des Garrigues. Si le permis de construire a été accordé en 2019, des recours ont très vite été déposés. Les premiers seront jugés cet été. Pot de terre contre pot de fer ?

Gard : à Fournès, ils disent non à l’implantation d’Amazon – Midi Libre – 29 mai 2021
Projet Amazon à Fournès dans le Gard : “Un investissement qui ne rapporte rien localement” – Midi Libre – 11 juin 2020

Contre Amazon et son monde – Podcast Les sons terrestres sur le rassemblement du 30 janvier (avec Alma Dufour, Corinne Morel Darleux, Leïla Chaibi, HK et plein d’autres)

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Changeons d’avenir
8, rue Diderot 13200 Arles

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Car oui, nous avons besoin de votre aide et le nombre de nos adhérent.es fait aussi notre force politique : http://changeonsdavenir.org/rejoindre/

Lettre d’info – avril 2021

CdA_bandeau_en_tete_
 

> AVRIL
2021

 
  >” src=”http://changeonsdavenir.org/wp-content/uploads/2021/04/main.jpg”></strong><strong><br />
<a style=conseils
municipaux et communautaires
>” src=”http://changeonsdavenir.org/wp-content/uploads/2021/04/main.jpg”></strong><strong><br />
<a style=calendrier
>” src=”http://changeonsdavenir.org/wp-content/uploads/2021/04/main.jpg”></strong><strong><br />
<a style=nos actions
citoyennes
>” src=”http://changeonsdavenir.org/wp-content/uploads/2021/04/main.jpg”></strong><strong><br />
<a style=on
s’inquiète
>” src=”http://changeonsdavenir.org/wp-content/uploads/2021/04/main.jpg”></strong><strong><br />
<a style=on soutient
>” src=”http://changeonsdavenir.org/wp-content/uploads/2021/04/main.jpg”></strong><strong><br />
<a style=informations et
adhésion
 
Ne
perdons pas le fil !
Fin
2019, le collectif Changeons d’avenir
s’est lancé dans l’aventure
municipale en constituant une liste de 45 citoyen.nes sans
expérience politique, prêts à s’engager pour l’avenir de notre ville
pour défendre un projet écologique, social, économique et politique
faisant de la préservation de l’environnement et de la biodiversité la
question centrale de toute décision et souhaitant remettre la
démocratie au cœur des processus décisionnels. À la suite de ce
scrutin, c’est au sein de l’opposition que nous devons travailler, avec
un élu à la communauté d’agglomération (Arles Crau Camargue
Montagnette) et deux élu.es au Conseil municipal.
 
En juillet 2020, l’association
Changeons d’avenir
a été créée afin de faire vivre le débat
démocratique et écologique sur le territoire.

La participation de nouvelles personnes a apporté des regards neufs et
une énergie plurielle qui permettent de poursuivre le travail accompli
pendant la campagne, afin d’assurer un soutien pertinent au discours
porté par nos élu.es. Ce soutien s’exerce par une préparation
systématique des conseils municipaux et communautaires en réunion
collective des membres actifs intéressés. Nous assurons également une
présence engagée au sein de plusieurs comités techniques à la suite
d’invitations officielles de la municipalité. Nos voix se multiplient
et notre impact prend une valeur de plus en plus concrète. Nous pouvons
aujourd’hui agir réellement pour que les décisions politiques de notre
territoire intègrent les problématiques socio-écologiques qui nous
réunissent.
Ces derniers mois, l’association a eu l’occasion de s’exprimer sur de
nombreux sujets, notamment le déploiement de la 5G ou les conditions de
travail des ouvrier.ères détachés dans l’agriculture. Elle a par
ailleurs organisé son « alter concertation » sur le projet de
contournement autoroutier d’Arles afin d’expliquer les conséquences
que celui-ci aurait. Malgré la crise sanitaire, elle continue de
faire vivre ses groupes de travail thématiques, de manière
dématérialisée, ce qui rend notre travail de communication plus
difficile car non accessible à tous. Nous en sommes conscients.

Dans l’optique d’avoir un meilleur échange avec vous, de donner une
meilleure visibilité à nos travaux en cours et à nos actions, nous vous
proposons cette lettre d’info qui sera régulière.
Vous y trouverez notre actualité, nos actions en cours, des billets
d’humeur et
bien d’autres informations. Les comptes-rendus des Conseils municipaux
et communautaires auxquels participent nos deux élu.es y seront
également
évoqués.
Et si un sujet vous fait réagir, nous sommes là pour en discuter et
débattre si besoin !

 
   
 
bandeau_conseils_2_750.jpg
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Changeons
d’avenir
est entré au Conseil municipal, avec deux élu.es dans
l’opposition (Cyril Girard et Virginie Maris) et au Conseil
communautaire avec un élu (Cyril Girard).
Sont disponibles sur notre site : les comptes-rendus de séance ainsi
que toute l’information nécessaire pour assurer une veille vigilante et
constructive concernant la vie des équipes municipale et communautaire.
 
 
Compte-rendu
partiel et partial du Conseil communautaire de l’ACCM du 7 avril 2021

par Cyril Girard
ConseilCommunautaire 54 délibérations et des points marquants :
– la réorganisation des commissions
à la suite du décès de Roland Chassain ;
– l’adhésion de l’ACCM à
l’association RisingSUD, présentée comme « l’agence de développement
économique de la région PACA » ;
– la validation des comptes
administratifs 2020 de l’ACCM et question sur l’audit ;
– le budget principal 2021 de
l’ACCM et questions sur la GEMAPI ;
– l’accord entre ACCM et SNCF
gares
& connexions
au sujet du pôle multimodal ;
– l’augmentation du montant plafond
pour faire passer un appel d’offre en procédure simplifiée.
 
 
Compte-rendu partiel
et partial du Conseil municipal du
22 avril 2021
par Virginie Maris
ConseilMunicipal3 35 délibérations et des points marquants :
– l’action “Cœur de ville”
instauration de la vidéo-verbalisation
convention communale de coordination de la police municipale
et des forces de sécurité de l’État
constitution d’un
conseil scientifique pour le musée taurin du toropôle d’Arles
– requalification du boulevard Stalingrad
– attribution des subventions – Sport
– adhésion de la ville au collectif Prouvènço
modification simplifiée du plan local d’urbanisme et du bilan
de la mise à disposition du public.
 
 
calendrier
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POUR MARS-AVRIL, ON VOUS REDÉROULE LE FIL
 
Marche_pour_le_climat
 
28 mars :  Après une année
confinée, c’était le grand retour de la Marche pour le Climat
dans toute la France. Sous un (trop) chaud soleil dominical, plusieurs
centaines de personnes ont défilé dans les rues d’Arles pour rappeler
l’urgence d’une VRAIE LOI CLIMAT. En effet, les promesses de respect
des propositions citoyennes n’ont pas été tenues : seuls quelques
aspects très insignifiants et beaucoup trop timides ont été choisis. La
phrase de l’avant-propos du rapport de cette loi est malheureusement
toujours vraie : “Bien que la France ait voté plusieurs lois pour agir
en faveur du climat, son action reste insuffisante pour respecter la
trajectoire de décarbonation qu’elle s’est fixée en application de
l’Accord de Paris et de l’agenda européen”.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/lutte_contre_le_dereglement_climatique
compost
 
2 avril : “Compost-tour”
Dans le cadre de la semaine nationale du compostage, la commission
Déchets de l’ACCM fut suivie d’une visite
organisée par l’association Petit à Petit
sur l’ensemble des dispositifs mis en place ou en expérimentation à
Arles : site de compostage autonome du Lycée Montmajour, point d’apport
volontaire à Trinquetaille, ramassage des biodéchets des restaurateurs
avec dépôt temporaire sur le site POP en association avec Taco
& co

et Regards, site de compostage
partagé de la Roquette, plateforme de
compostage du Champ des
Oiseaux
(dépôt final de biodéchets pour
compost).
 
7 avril : Conseil
communautaire
 
22 avril : Conseil
municipal
 
 
ET EN
MAI, COMME IL VOUS PLAIRA
zoom_CDA
 
Au bout du fil (on vous lit, on vous
reçoit, on vous écoute et on vous entend) :
mardi 4 mai à 20h30 : Réunion
mensuelle des membres actifs de Changeons
d’avenir
.
Vous avez envie de vous exprimer, de participer ? Connectez-vous à la
réunion en visio (en attendant des retrouvailles plus conviviales) en
activant le lien que vous recevrez par e-mail.
Si vous n’avez jamais été
contacté.e pour une réunion de ce type, signalez-vous à l’adresse
suivante :
 
 
jeudi 6 mai 2021 : Conseil municipal
VM Des questions, des idées à
transmettre à nos
élu.es ? Envie de discuter en direct ?
mardi
11 mai (15h00 – 17h00)
:

Virginie Maris vous accueillera lors de sa permanence dans les locaux
de l’opposition.
1 impasse Balze (derrière l’Hôtel de ville)
greenmix
 
Envie
d’imaginer des concepts ou des actions pour répondre à des défis pour
la transition écologique ?
Envie de mettre vos compétences au service d’une
équipe et d’une idée commune ?
28
et 29 mai

: Venez participer au Greenmix
organisé par le PETR du Pays d’Arles
en
vous inscrivant avant le vendredi 14 mai auprès de Sylvie Hernandez
(sous
réserve des places disponibles) :
/ 06 89 15 36 27.  L’évènement aura lieu au couvent Saint-Césaire.
Pour en savoir plus sur le Greenmix et découvrir les éditions
précédentes ou les lauréat.es :
https://www.facebook.com/greenmixpaysdarles
https://www.youtube.com/watch?v=QE0EQwYQGM4
 
nos_actions_citoyennes
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Des
membres de notre association ont été invité.es à rejoindre certains
comités techniques de la ville, sur des thèmes majeurs.
 
L’ACCM
nous a convié.es à participer aux commissions
déchets
mensuelles 2021, en
présence d’élu.es ou de représentant.es des villes de la communauté et
d’associations dédiées. La réunion du mois de mars concernait la
gestion des biodéchets. Rappelons que la collecte séparée de ces
derniers deviend
ra obligatoire pour tous en 2024. Les biodéchets
devront être valorisés par compostage ou méthanisation.

À l’avenir, il faudra certainement s’interroger sur le mode de
traitement des déchets ménagers : en centre d’enfouissement technique
(mode actuel) ou par incinération (moins coûteuse, mais émettrice de
dioxine toxique notamment).
Notons qu’en 2020, l’ACCM a collecté 403
kg/habitant.e d’ordures
ménagères alors que la moyenne nationale est de 225 kg/habitant.e ! Il
est grand temps que chacun.e agisse ! L’enjeu est environnemental mais
aussi financier.  Changeons
d’avenir
se veut force de propositions
en termes de sensibilisation, de réduction des déchets et
d’amélioration du tri.

poubelles
 
on_s_inquiete
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culture_en_danger
 
Nous sommes nombreux à nous
inquiéter de la baisse drastique des
budgets
de fonctionnement dans le domaine de la culture
par la nouvelle municipalité. Arrêt des “drôles de Noël”, au motif que
la programmation n’était pas assez étalée dans le temps et que les
horaires des spectacles ne correspondaient pas aux horaires d’ouverture
des magasins, baisse de 200 000 € de subvention au théâtre municipal au
motif que la programmation était trop élitiste, pas assez populaire et
donc pas assez rentable, diminution de la dotation à la médiathèque,
entre autres… La culture doit-elle répondre seulement à un objectif
de distraction et/ou de rentabilité ? Doit-elle fournir du temps de
cerveau disponible. Nous n’en sommes pas convaincus. À l’heure où tout
est gratuit et disponible immédiatement sur internet (le meilleur comme
le pire), cette approche condamne l’essence même de l’expression, de
l’exception culturelle et de la liberté de créer. Nous avons de fortes
craintes pour la survie des acteur.trices culturels locaux, les petits
festivals, les associations qui seront demain non-essentiels car
non-rentables, ou qui ne correspondront pas à la vision “particulière”
de l’équipe municipale en ce domaine. Nous vous encourageons à être
vigilant.es.
Le 16
avril, un
nouveau
rassemblement a eu lieu place de la République pour soutenir les
métiers de la culture, les jeunes en
détresse et toutes les victimes directes et indirectes de restrictions
souvent arbitraires.
 
 
Complementdenquete
 
Le
magazine Complément d’enquête
a diffusé fin mars un reportage
consacré à la “mafia des déchets”

et est longuement revenu sur un cas emblématique de notre territoire :
l’enfouissement et les brûlages illégaux de déchets sur la commune de
Saint-Martin-de-Crau. Emblématique car il illustre le retard
considérable pris par nos
instances sur la gestion des déchets, emblématique car il montre la
violence et l’insécurité qui règnent autour de ces activités illégales
(menaces pour les riverains qui dénoncent l’insécurité liée aux impacts
potentiels sur l’environnement et la qualité de l’eau potable).
 
on_soutient
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taco-coLa collecte tri du verre à domicile
Les Arlésien.nes du centre-ville sont invités à s’inscrire sur
l’appli de Taco
& co
pour solliciter la collecte gratuite du verre à domicile
(disponible sur Apple
Store
et Google
Play
). Vous pouvez également les contacter au 06 50 29 60 00.
Nous espérons que cette démarche mobilisera les personnes pour qui
l’apport volontaire en conteneur dédié est difficile. Le sable,
deuxième ressource naturelle la plus consommée après l’eau, entre en
proportion importante dans la composition du verre. Or, ce dernier est
recyclable quasiment à l’infini. Son recyclage (à défaut de réemploi)
est essentiel.
 
 
Boiteadons
 
La cagnotte de soutien aux étudiant.es,
mise en place par Zéro
déchet Pays d’Arles
. La campagne de financement participatif touche à sa fin. Mais vous pouvez
toujours :
Contribuer
à la cagnotte en ligne

– Faire des dons à l’épicerie Bocal & co
– Payer des repas suspendus à La Cantine Végétale
(= don de 10 €),
– Remplir les boîtes à dons de La Roue arlésienne
– Pré-commander des paniers de légumes de Jardins
de Cidamos
au comptoir de Bocal & co ( = don de 11€)
   
infos_adhesion
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Pour nous retrouver à tout moment ou pour
nous demander de diffuser un sujet dans notre newsletter

Notre site : http://changeonsdavenir.org/
Notre adresse :
https://www.facebook.com/changeonsdavenir.fr
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ou adressez-nous vos courriers :
Changeons d’avenir
8, rue Diderot 13200 Arles

Pour adhérer à Changeons d’avenir
(10 € / TR : 5 €)
car oui, nous avons besoin de votre aide et le nombre de nos
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